La prise de position du très chevronné Professeur Bahati Lukwebo n’est ni un hasard, ni un simple épisode dans la vie politique nationale.
C’est un signal. Un avertissement. Un marqueur de fin de cycle.
Lorsqu’un homme de cette expérience, rompu aux réalités du pouvoir depuis plus de quarante ans, choisit de parler, il faut écouter non seulement ses mots, mais aussi ce qu’ils annoncent. Car en politique, les ruptures majeures ne commencent presque jamais par le bruit de la foule. Elles commencent souvent par la lucidité de ceux qui ont vu, compris, enduré… et qui décident enfin de dire non.
Comme dans l’aviation, un crash n’arrive presque jamais par surprise absolue. Il est précédé d’une accumulation de signaux : erreurs de pilotage, défaillances techniques, mauvais choix, perte de repères, météo défavorable. Et quand tous les voyants passent au rouge, il ne manque plus qu’un déclencheur pour que tout bascule.
Aujourd’hui, au Congo, tous les signes sont réunis.
Violation de l’esprit des institutions.
Tentations de forçage constitutionnel.
Gouvernance défaillante.
Corruption banalisée.
Tribalisme assumé.
Exclusion érigée en méthode.
Pauvreté imposée au peuple pendant qu’une minorité prospère.
Effritement de l’autorité de l’État.
Perte de confiance généralisée.
Ainsi sonne le glas.
Le glas d’un système qui a cessé de servir pour ne plus chercher qu’à se maintenir.
Le glas d’une illusion politique vendue comme espérance et devenue machine à décevoir.
Le glas d’un ordre moralement épuisé, politiquement affaibli et historiquement condamné.
Comme au temps de Noé, il y a toujours un moment où les signes deviennent trop visibles pour être ignorés.
Il reste encore un court instant pour sortir de ce bateau qui prend l’eau de toutes parts. Non par opportunisme. Non par peur. Mais par sursaut de conscience. Par fidélité à la Constitution. Par respect du peuple. Par devoir envers l’Histoire.
Le geste du Sénateur Bahati Lukwebo ouvre une brèche.
À d’autres maintenant de choisir : continuer à se taire pour préserver des avantages temporaires, ou parler pendant qu’il est encore temps.
Car demain, beaucoup diront : nous savions.
Mais l’Histoire retiendra surtout ceci : qu’avez-vous fait de ce que vous saviez ?
Il est temps de dénoncer.
Il est temps de se désolidariser.
Il est temps de quitter l’Empire du mal avant qu’il n’engloutisse ses derniers serviteurs.
Parlez maintenant, ou taisez-vous à jamais.
Le Réveil, c’est maintenant.
- Le courage précède la libération.
- Le Pont est disponible. Procurez-vous votre copie et lisez.







