Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a clarifié la position de la chambre basse du Parlement concernant l’idée d’un dialogue national en République démocratique du Congo. À l’ouverture de la session parlementaire de mars, ce lundi 16 mars, il a indiqué que l’Assemblée nationale est disposée à accompagner une telle initiative, à condition qu’elle soit organisée sur le territoire congolais et sous l’autorité du chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Devant les députés, le speaker a insisté sur la nécessité d’aborder la question du dialogue avec prudence et responsabilité, dans un contexte où plusieurs acteurs politiques et sociaux en appellent à une concertation nationale. « Dans ce contexte, la perspective d’un dialogue national, évoquée par plusieurs acteurs de la vie politique et sociale, devra être examinée avec responsabilité et lucidité », a-t-il déclaré.
Pour Aimé Boji, un tel processus ne doit pas s’écarter de ses objectifs fondamentaux. « Pour ma part, tout dialogue national sincère doit avoir pour objectif de renforcer la cohésion nationale, de consolider nos institutions et de préserver l’unité de la République. Il ne saurait en aucun cas servir de blanchisserie ni d’opportunité pour fragiliser l’ordre constitutionnel établi et encore moins remettre en cause les acquis démocratiques de notre pays », a-t-il précisé.
Le président de l’Assemblée nationale a enfin réaffirmé la disponibilité de l’institution qu’il dirige à soutenir une initiative de dialogue respectant ce cadre. « Dans cette perspective, l’Assemblée nationale accompagnera volontiers toute initiative de dialogue sur le sol congolais engagée sous l’autorité du président de la République, chef de l’État, Félix Tshisekedi, arbitre des institutions et garant de leur bon fonctionnement », a-t-il martelé.







