Des griefs aux contours flous
Les accusations portées contre le Coordonnateur évoquent notamment un prétendu sabotage du PDL-145T, des conflits d’intérêts, des détournements de deniers publics, des irrégularités dans les marchés publics et des retards dans les audits. Pourtant, nos recoupements montrent que :
La plainte initiale à l’origine de la suspension avait déjà été classée sans suite par le Parquet Général de Kinshasa/Gombe, faute de preuves établies.
Les audits financiers réalisés par la Cour des Comptes et des cabinets indépendants sur les exercices 2022, 2023 et 2024 n’ont révélé aucune irrégularité.
Les marchés publics liés au PDL-145T ont été passés sous contrôle de la DGCMP et validés par les autorités compétentes, conformément à la loi.
Les missions de contrôle sur les chantiers ont été prolongées et encadrées légalement, avec pénalités infligées aux entreprises défaillantes.
Les résultats du programme sont tangibles : au 31 mars 2026, la CFEF avait réceptionné 386 ouvrages (dont 233 écoles et 116 centres de santé), soit plus de 60 % des prévisions, malgré les contraintes logistiques et sécuritaires.
Une coïncidence troublante
Cette suspension intervient alors qu’un nouveau poste a été créé sur mesure pour la Coordonnatrice adjointe, actuellement intérimaire, qui agit déjà comme si une remise et reprise officielle avait eu lieu. Son parcours professionnel, marqué par des passages écourtés chez Total et au FPI pour raisons d’incompétence, alimente les soupçons d’une manœuvre politique visant à remplacer un technocrate expérimenté par une figure promue pour convenances partisanes.
L’action publique en question
Le PDL-145T est exécuté par trois agences : BCECO, PNUD et CFEF. Or, malgré une couverture territoriale plus réduite, la CFEF est l’agence qui a livré le plus grand nombre d’ouvrages achevés. Dès lors, comment parler de « mauvais résultats » sans distinguer les responsabilités des entreprises attributaires et les contraintes exogènes (routes impraticables, insécurité) ?
Conclusion
Notre enquête révèle que les griefs retenus contre M. Lungungu reposent sur des bases fragiles et que les résultats de la CFEF dans le PDL-145T sont loin d’être négligeables. La question demeure : assiste-t-on à une mise à l’écart d’un technocrate aguerri au profit d’une élévation politique opportuniste ? Si tel est le cas, c’est l’action publique et la crédibilité du projet présidentiel qui risquent d’en pâtir. voici la première version







