Le candidat à la FECOFA a dévoilé ce lundi son programme « REFONDER POUR STRUCTURER, STRUCTURER POUR GAGNER ». Entre ambition, défense personnelle et diagnostic sans appel, il veut incarner la rupture.
«Pourquoi maintenant? Pour servir mon pays. Je suis prêt à être ridicule». La phrase a claqué, ce lundi, dans la salle de conférence. Veron Mosengo, candidat à la présidence de la FECOFA, ne fuit pas le combat. Il l’embrasse.

Face aux caméras, il a présenté son programme en trois temps: «REFONDER POUR STRUCTURER, STRUCTURER POUR GAGNER ». Un slogan, une feuille de route, et surtout un positionnement. Celui de l’homme qui revient au pays par le football. «Le football, pour moi, a commencé dès mon jeune âge », a-t-il rappelé.
L’exemplarité comme argument de campagne
Mosengo Omba veut faire de sa candidature un message. «Montrer aux jeunes filles et garçons que si l’on travaille sérieusement, dans le respect du bien commun et avec intégrité, tout est possible», a-t-il martelé.
Pour lui, le parcours prime sur le statut. «Notre condition de vie professionnelle ne doit pas être la raison d’un échec. Le Congo est un pays de talent.» Une pique à peine voilée à ceux qui opposent les «locaux» aux «expatriés».
Il revendique son bilan : «Le haut niveau m’a permis de porter et de promouvoir la RDC dans le secteur du football.» Une manière de rappeler son passage à la FIFA et à la CAF, sans les citer directement.
L’ombre judiciaire évacuée d’entrée
Conscient que l’affaire plane, le candidat a choisi l’offensive. «J’ai été blanchi par les instances compétentes et par la justice suisse», a-t-il précisé, coupant court aux spéculations. Le message est clair : le casier est vierge, la campagne peut commencer.

Le diagnostic : «Il manque des structures, pas des talents»
Pas de langue de bois sur l’état du football congolais. «Notre football ne manque pas de talents, ni d’histoire, mais de structures. Car sans structures, il n’y a pas de continuité. »
Le constat est évident. La promesse aussi. Mosengo Omba lie la refondation à la construction institutionnelle. Former, organiser, planifier. Gagner ensuite.
Reste l’image. Ce lundi, pendant qu’il parlait de rupture et d’intégrité, ses colistiers affichaient des visages fermés, des mains sur la bouche, des regards perdus. Le contraste entre le verbe du leader et le corps de son équipe dit déjà le défi : convaincre que la refondation n’est pas qu’un slogan.







