Kinshasa, le 14 mai 2026
Le dialogue direct engagé par le Président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Aimé Boji Sangara, avec les agents et cadres de l’administration parlementaire a conduit à la suspension de la grève qui paralysait depuis plusieurs jours le fonctionnement administratif de la Chambre basse du Parlement.
Cette issue est intervenue au terme d’une importante séance d’échanges tenue ce jeudi 14 mai à la Salle des spectacles du Palais du Peuple, en présence du Rapporteur Jacques Djoli ainsi que du Secrétaire général de l’institution, Jean Nguvulu.

Malgré un agenda particulièrement chargé par les affaires de l’État, l’Honorable Aimé Boji Sangara a tenu personnellement à écouter les préoccupations des grévistes, détaillées dans un cahier des charges essentiellement axé sur les conditions sociales et financières des administratifs de l’Assemblée nationale.
Face aux agents, le Président de l’Assemblée nationale a reconnu la légitimité de plusieurs revendications tout en exposant les contraintes budgétaires auxquelles fait face l’institution. Arrivé à la tête de l’Assemblée nationale en plein exercice budgétaire, il a expliqué que certaines solutions nécessitent des réaménagements budgétaires ainsi qu’une gestion rigoureuse des ressources disponibles.
«Je ne peux pas vous promettre de résoudre immédiatement tous les problèmes, mais il y aura des solutions qui interviendront progressivement», a-t-il déclaré.

Le speaker de la Chambre basse du Parlement a également annoncé des contrôles visant à identifier les effectifs réels de l’administration parlementaire afin de réaliser des économies susceptibles d’améliorer progressivement les conditions sociales des agents.
Évoquant la question des nouvelles unités, il a dénoncé des recrutements irréguliers et promis des mesures d’assainissement pour mettre fin au recrutement anarchique.
Tout en reconnaissant que cette crise sociale, notamment la promesse de multiplier les salaires au quadruple, constitue une situation héritée de ses prédécesseurs, Aimé Boji Sangara a rappelé que le principe de continuité de l’État lui impose la responsabilité d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des agents. Il a toutefois appelé ces derniers à faire preuve d’un peu de patience, soulignant qu’il ne voudrait pas faire des promesses qu’il ne saurait réaliser.

Les grévistes, à travers leur président du comité syndical de crise, Joël Kanji, ont salué la disponibilité, l’humilité et l’esprit d’écoute du Président de l’Assemblée nationale. Au terme de ces échanges avec l’Honorable Aimé Boji, ils ont décidé de suspendre la grève, à l’issue d’une assemblée générale organisée dans la foulée.
Plusieurs agents ont souligné qu’un échange aussi direct et ouvert entre le Président de l’Assemblée nationale et l’administration parlementaire n’avait plus été organisé depuis l’époque du Bureau Aubin Minaku, saluant ainsi le retour d’un dialogue social de proximité au sein de l’institution.
Pour plusieurs observateurs, cette rencontre marque le retour d’une gouvernance fondée sur le dialogue social, l’écoute permanente et la concertation entre les animateurs de l’institution et son administration.







