Alors que la classe politique s’égare parfois dans des querelles jugées inopportunes et inutiles, se focalisent sur des batailles stériles, une nouvelle dynamique émerge pour replacer la jeunesse au cœur des enjeux nationaux. L’acteur politique Serge Etinkum Anza incarne cette vision, en refusant de cantonner les jeunes au rang de simples faire-valoir électoraux, pour les hisser vers le sommet, c’est-à-dire au premier plan de la gouvernance du pays. Cela, en se distinguant par son engagement et son combat qui consiste à rendre à la jeunesse sa véritable souveraineté, non pas comme une armée de réserve pour les politiciens, mais comme un moteur actif de la gestion de l’État.
Serge Etinkum Anza a bien compris qu’il est plus que temps d’investir pleinement dans la jeunesse congolaise. Son ambition est claire : permettre aux jeunes de quitter les arrière-cours politiques pour devenir de véritables décideurs dans la gouvernance de la RDC.
Dans un entretien avec la presse, ce leaders de la jeunesse, a éclairé la lanterne de l’opinion sur la campagne lancée récemment sur l’appropriation de la Constitution par la jeunesse. Il a indiqué que soutenue par des représentants des étudiants avec un comité efficace mis en place, la campagne vise à mettre fin à l’instrumentalisation des jeunes, qui d’ailleurs représentent 70 % de la population et à dépasser le cadre actuel limité à deux articles de protection.
Manifeste national de la jeunesse congolaise
L’objectif principal de sa consiste à combler le vide juridique concernant les droits réservés à la jeunesse congolaise. La structure prévoit de déposer un manifeste national à l’Assemblée nationale pour transformer la jeunesse de simple spectatrice en actrice, bénéficiant des droits Constitutionnels face au constat selon lequel seulement deux articles de la loi fondamentale protègent cette catégorie de la population qui représente pratiquement 70 % de la population, d’après le dernier rapport de l’UNICEF.
Cycles électoraux
Serge Etinkum a retracé les différents cycles électoraux que la RDC a connus notamment celui de 2006, 2011, marquant son indignation par le fait que le pays ait raté le cycle électoral de 2016 faute de glissement de deux ans. A la place, il note que le pays a perdu beaucoup de compatriotes jeunes parmi lesquels Rossy Mukendi, Thrérèse Kapangala etc.
Il constate qu’à deux ans de l’organisation des élections soit en 2028, le même débat refait surface.
Pour lui, c’est sur base de cette mauvaise expérience, qu’il décidé de changer de paradigme.
Halte à la manipulation de la jeunesse
» La jeunesse congolaise est considérée aujourd’hui comme un chien de chasse. Cette réflexion nous a amené à dire qu’à un moment donné il faut que les anciennes pratiques s’arrêtent. Nous avions pris le temps d’analyser cette fois-ci la Constitution dans son ensemble. Nous nous sommes rendus compte qu’il n’existe que deux articles de la Constitution qui font allusion à la jeunesse. Il s’agit de l’article 42 et 190. Ces articles ne parlent que de la protection de la jeunesse. Aujourd’hui, cela doit s’arrêter. On doit arrêter d’utiliser cette jeunesse comme par le passé », a prévenu l’acteur politique.
Selon lui, cette initiative a été prise afin de consacrer à la jeunesse deux droits importants. Il s’agit du droit à la prospérité et à la dignité, dans la mesure où lorsque cette frange de la population dispose des droits reconnus dans la Constitution, le gouvernement de la République sera dans l’obligation de trouver des mécanismes pour faire assoir ces droits de manière légale et que ces droits deviennent Constitutionnel.
Serge Etinkum a fait remarquer qu’aujourd’hui, il n’existe aucune loi sur laquelle les jeunes peuvent s’appuyer pour révendiquer leurs droits légitimes. A titre d’exemple, il cite le droit à la formation, à la bourse, soulignant que vers les années 1980, les étudiants bénéficiaient des bourses. Mais aujourd’hui, le nombre de ces derniers avoisine 3 millions, cependant, aucun soubassement n’accorde aux jeunes le droit de revendiquer ce droit à la bourse.
Parlant de la prospérité, ce défenseur des droits de la jeinesse a rappelé que la RDC est un pays riche. Cependant, l’équilibre entre les richesses de la nation et le social pose un probleme, donc contraste. D’où son insistance pour que le droit à la prospérité au bénéfice de la jeunesse soit consacré dans la Constitution.
Au regard de ce qui a été dit précédemment, Serge Etinkum souligne la nécessite du changement de la Constitution. Car, pour lui, l’actuelle constitution est non lisible. »Le chef de l’Etat s’est appuyé dans la Constitution pour assurer la gratuité effective de l’éducation de base.
L’argument majeur avancé pour soutenir le changement de la Constitution, c’est de permettre à cette jeunesse de se retrouver.
Plan opérationnel
L’acteur politique a indiqué qu’un plan opérationnel a été mis en place. Un projet assis sur une vision claire et le désir de voir la jeunesse congolaise changer de vie, quittant le stade spectatrice en acteur dans la gouvernance.
Une Constitution porteuse d’espoir pour les jeunes
Etinkum Anza a évoqué la disposition de.l’article 55 de la Constitution Kenyane de 2010 qui invite l’Etat à initier des programmes pour garantir une vie meilleure à la jeunesse, de lui offrir l’opportunité de participer au gouvernance du pays. etc. Même chose au Brésil où sa Constitution de 1988 en son article 22, dispose que l’Etat a le devoir de garantir le droit à la vie, à la santé, à la culture, au respect, à la dignité, à la formation professionnelle des jeunes et de les protéger contre la discrimination. Cependant la Constitution de la RDC ne dispose que de deux articles qui font allusion à la jeunesse.
kabo kabongo
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