Je suis vraiment triste et révoltée.
Dans la nuit du 8 au 9 mars, un drame insoutenable s’est produit dans la commune de Nsele.
Un bébé, une petite fille nommée Allegria, a tragiquement perdu la vie après qu’une balle a traversé le mur de la maison familiale lors d’une attaque de bandits armés.
Oui… un bébé.
Une petite ange innocente qui n’avait encore rien vu de la vie.
Chaque jour à Kinshasa, on se couche et on se réveille avec une nouvelle victime de l’insécurité.
Si ce ne sont pas des kidnappings, ce sont des intrusions criminelles dans les maisons, des familles attaquées en pleine nuit, des quartiers plongés dans la peur.
Voilà la réalité que vivent aujourd’hui les familles congolaises.
Et pendant ce temps, ceux qui dirigent ce pays semblent s’en foutre éperdument.
Il semble que tant que les balles ne siffleront pas dans les jardins clôturés de ceux qui nous dirigent, tant que leurs propres enfants ne seront pas touchés, l’insécurité ne restera pour eux qu’une simple statistique, un « fait divers » parmi tant d’autres.
Ce fossé entre un peuple qui saigne et des dirigeants qui ne pensent qu’à leur ventre révèle une irresponsabilité et une faillite morale grave du pouvoir.
Et avec une légèreté choquante, certains trouvent encore le temps de nous parler de CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION, alors que les Congolais ne sont même plus capables de vivre en sécurité dans leurs propres maisons.







