Le président de l’Assemblée nationale de la RDC, Aimé Boji Sangara ,en marge du Comité exécutif du Forum parlementaire de la SADC, a pris la parole pour clarifier la position de son pays sur la crise persistante à l’Est. Arrivé à Durban en Afrique du Sud,ce jeudi 26 novembre le jour même, le Speaker congolais a rappelé que la RDC demeure activement engagée dans plusieurs processus diplomatiques visant à mettre fin à des décennies de conflit dans la région.

« Il n’y a eu aucune incursion ni action armée des FDLR sur le sol rwandais depuis plusieurs décennies. Les quelques centaines de miliciens encore actifs opèrent exclusivement en République démocratique du Congo, et contre ses intérêts. Les FDLR servent aujourd’hui de prétexte pour justifier les agressions contre notre pays, tandis que le M23 est utilisé comme un véritable cheval de Troie », a souligné Aimé Boji, revenant sur le rapport du Comité exécutif qui accusait les FDLR et le M23 de déstabiliser le Rwanda et l’Est de la RDC.

Le président de l’Assemblée nationale a également insisté sur la nécessité de refléter fidèlement la réalité dans les documents officiels et a rappelé que les accords de Washington, Nairobi et Luanda, soutenus par le président angolais João Lourenço, constituent les piliers de la recherche de paix. Les pourparlers de Doha, conclus le 15 novembre avec le M23, ont permis de signer un Accord-Cadre, considéré comme une première étape vers un accord global pour la stabilité et l’intégrité territoriale de la RDC.

Au-delà de la diplomatie classique, Aimé Boji a mis en avant le rôle stratégique de la diplomatie parlementaire. Selon lui, « en portant la voix de la RDC dans les instances régionales, le Président de l’Assemblée nationale contribue à rétablir la vérité, à renforcer la solidarité continentale et à mobiliser les partenaires de la SADC autour de l’exigence de paix et de justice », appuyant ainsi les efforts du Président Félix-Antoine Tshisekedi pour mettre fin définitivement à ce conflit.







