L’attaque par drones contre l’aéroport de Kisangani continue de susciter une vague de réactions au niveau continental. L’Union africaine a fermement dénoncé cette action attribuée à l’AFC/M23, estimant qu’elle marque une nouvelle étape préoccupante dans l’évolution du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo. Pour l’organisation panafricaine, le choix d’une infrastructure aéroportuaire située en zone urbaine dense illustre une dérive grave, susceptible de mettre directement en péril des milliers de civils et de fragiliser davantage un contexte déjà marqué par une insécurité persistante.
Au-delà de la condamnation politique, l’Union africaine inscrit cette attaque dans un cadre juridique strict.
Elle considère que le fait de viser une installation à usage civil, sans preuve formelle de son caractère militaire, constitue une entorse majeure aux règles du droit international humanitaire. L’organisation rappelle également que de telles opérations peuvent relever d’une qualification terroriste, soulignant que les groupes armés non étatiques ne disposent d’aucune légitimité pour invoquer des motifs sécuritaires ou politiques afin de justifier des actes exposant les populations civiles à des risques extrêmes.
Cette posture traduit la volonté de l’UA de responsabiliser les auteurs et commanditaires de violences, tout en alertant sur les conséquences judiciaires potentielles à l’échelle internationale.
Face à une situation jugée explosive, la Commission de l’Union africaine appelle à un arrêt immédiat des hostilités et à un recentrage des efforts vers les mécanismes de paix existants. Elle insiste sur la nécessité de respecter les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Doha, présenté comme un levier essentiel pour freiner l’escalade, rétablir un cessez-le-feu crédible et relancer le dialogue politique. Réaffirmant son attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC, l’Union africaine assure qu’elle poursuivra son soutien aux initiatives régionales et internationales







