Joseph Kabila, dans une interview récente à La Libre Belgique, glisse une info qui fait tiquer : il détiendrait une maison à Goma depuis 1999. Une précision qui, sur le papier, passe pour anecdotique. Mais creusez un peu, et ça sent le soufre d’une époque où le Congo se déchirait dans sa guerre la plus absurde.
1999, c’est l’année du chaos pur. Goma n’est pas une ville neutre ; c’est le QG du RCD-Goma, ces rebelles d’Azarias Ruberwa et Moïse Nyarugabo, nourris à l’arme rwandaise depuis le lancement de leur baroud en 98. La loyauté y est affaire de vie ou de mort. Infiltrer ? Risqué. Acheter ? Un suicide signé.
Et Kabila fils, où il est ? Pas en touriste. Chef d’état-major des forces terrestres du régime paternel, il pilote les ripostes, jusqu’à Pweto en 2000, ce choc frontal contre les mêmes forces. Imaginez la scène : le stratège de Kinshasa signe un chèque pour un toit sous les nez des ennemis. Par quel canal ? Agents doubles ? Simples magouilles immobilières en temps de guerre ? L’absurde défie la logique.
Cette déclaration nous renvoie à nos plaies vives. La Deuxième guerre, avec ses 5 millions de morts, n’était pas linéaire – alliances poreuses, trahisons en cascade. Kabila nous tend un miroir : et si les lignes de front n’avaient été que des illusions ? Aujourd’hui, alors que les Kivus fument encore sous les M23 et compagnie, on se demande si ces ombres n’expliquent pas notre bourbier persistant. Un bien immobilier, c’est anodin ; mais avoué par un ex-chef, ça questionne les fidélités profondes.
Reste l’énigme qui mine tout : en 1999, Kabila était-il vraiment du camp FARDC, ou un homme du RCD-Goma déguisé en général de Kinshasa ? Comment sinon acquérir cette maison au cœur rebelle ? Le doute ronge, et nos récits officiels s’effritent. Sans archives irréfutables, qui croire dans ce théâtre d’ombres congolais ?
Conférence des Gouverneurs : « La province du Kwilu, qui autrefois était abandonnée, est en chantier et s’est aujourd’hui revêtue de sa plus belle robe » [Papy Labila à son arrivé à Bandundu-ville]
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