Le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’information, Me José Mpanda, a annoncé ce mardi 26 août 2025 son engagement à réguler le secteur du service courrier, de plus en plus envahi par des opérateurs informels qui échappent aux règles établies.
Réunis autour du ministre dans son cabinet, les responsables de plusieurs sociétés agréées, dont Delta Express, Geco Express, Logique Express et EHS Logistics, ont dénoncé une concurrence déloyale menée par des acteurs non enregistrés. Ces derniers ne paient ni taxes ni redevances, tout en accaparant une partie importante du marché. À cela s’ajoutent des transporteurs classiques qui se muent illégalement en prestataires du service courrier sans autorisation officielle.
Les entreprises formelles pointent également du doigt les tracasseries administratives qu’elles subissent. Elles accusent certains agents du ministère des Transports de leur imposer des documents qui ne relèvent pas de leur compétence, créant ainsi un chevauchement entre deux administrations.
Face à ces plaintes, José Mpanda a promis d’impliquer les inspecteurs du secrétariat général des Postes afin de contraindre les opérateurs informels à se conformer aux lois en vigueur. Sur la question des tracasseries, le ministre a indiqué qu’il échangera avec son collègue des Transports pour mettre fin à cette confusion préjudiciable aux acteurs du secteur.
Cette réunion a eu lieu quelques heures après un autre entretien entre José Mpanda et le directeur général de DHL, Cheikh Mbacke Ndoye. Celui-ci a réaffirmé le partenariat stratégique entre la multinationale et la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT), plaidant pour la mise en œuvre effective du protocole d’accord signé depuis 2017.
Au-delà de la SCPT, le marché congolais de la poste et du courrier reste partagé entre plusieurs opérateurs agréés, parmi lesquels DHL, GTM, TMS, B Express, Africa Global Logistic, Lambert de Paris ou encore West Wings Congo. Tous relèvent de l’ARPTC, sous la tutelle du ministère des Postes et télécommunications, qui veut désormais marquer un tournant dans la lutte contre l’informel pour protéger les acteurs en règle.







