Une nouvelle proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale par l’honorable Trésor Lutala Mutiki, élu de Mwenga (Sud-Kivu), suscite un vif intérêt dans les milieux politiques et sécuritaires congolais. Intitulée « Loi portant exclusion des ex-rebelles des institutions régaliennes », cette initiative vise à mettre un terme à ce que l’auteur appelle « le cycle de la rébellion récompensée » en République Démocratique du Congo.
Mettre fin à l’infiltration des institutions souveraines
L’objectif principal de la proposition est clair : empêcher les auteurs d’actes de rébellion, de terrorisme ou de collaboration avec l’ennemi d’accéder aux fonctions souveraines de l’État, telles que l’armée, la police, les services de renseignement, la magistrature ou encore la diplomatie.
Selon l’honorable Mutiki, il s’agit de sanctuariser les institutions régaliennes afin de préserver la sécurité nationale et restaurer la confiance du peuple envers ses dirigeants.
« On ne peut pas défendre l’État quand on a pris les armes pour le détruire », a-t-il déclaré, estimant que le Congo doit désormais cesser de confondre paix et impunité.
Un texte dans un contexte de tensions persistantes
Cette initiative parlementaire intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par la poursuite des agressions rwandaises et des négociations fragiles entre le Gouvernement congolais et le mouvement rebelle AFC/M23 à Doha.
Toutefois, la proposition de loi n’est pas perçue comme un frein au dialogue, mais plutôt comme une affirmation des limites républicaines : la paix oui, mais sans impunité ni infiltration des institutions souveraines.
Un large soutien politique
Portée par un membre de l’Union sacrée, la proposition de loi bénéficie déjà du soutien de plusieurs députés issus de diverses sensibilités politiques.
Elle est considérée par nombre d’observateurs comme un instrument de souveraineté et de discipline institutionnelle.
Le Gouvernement ainsi que les commissions parlementaires compétentes sont actuellement consultés pour parvenir à une adoption consensuelle.
Une loi pour la justice et la sécurité nationale
L’honorable Mutiki insiste sur le fait que sa proposition ne ferme pas la porte à la réinsertion des ex-combattants : ces derniers pourront être accompagnés dans la vie civile, mais ne devront plus jamais participer à la gestion de la sécurité de l’État.
« Cette loi n’est pas une arme contre qui que ce soit, c’est un bouclier pour la Nation », souligne-t-il.
Vers une République forte et respectée
En conclusion, la Loi Mutiki s’inscrit dans une démarche de paix durable, de justice et de restauration de la confiance entre le peuple congolais et ses institutions.
Elle symbolise la volonté de rompre avec le passé et de bâtir une République forte, intègre et respectée, où la loyauté envers la Nation prime sur tout autre engagement.







