06 10, 2025
La condamnation à mort de l’ancien président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila Kabange a été dénoncée samedi à Bruxelles par la Dynamique Mashariki Plus (DMP), une association issue de la diaspora congolaise engagée pour la stabilité de l’Est de la République démocratique du Congo (Mashariki signifiant « Est » en swahili). L’organisation estime qu’il s’agit d’une décision « politique et arbitraire ».
« On se demande pourquoi Joseph Kabila est condamné ? C’est une décision politique ! », a déclaré Emmanuel Lwangi, membre de la DMP Belgique. « Tant que Kabila est en vie, il est une menace pour Félix Tshilombo, président de la République démocratique du Congo. Ce dernier a tripatouillé le processus judiciaire pour condamner son prédécesseur, sans preuve ou avec des témoignages remis en question », affirme-t-il.
« La stratégie de Félix Tshilombo, c’est d’affaiblir l’opposition. Imaginez: si cela arrive à Kabila, qu’adviendra-t-il des petits poissons ? », a-t-il ajouté. Selon lui, « le pouvoir en place ne respecte plus la Constitution et sème la terreur pour renforcer la tyrannie ».
De son côté, Abraham Chabo, coordinateur de la DMP Belgique, a dénoncé la situation économique et politique de l’Est du pays : « L’Est est devenu le coffre-fort de Tshilombo. Il est temps d’exiger des comptes. L’Est du Congo, c’est 70% de la population et 70% des richesses du pays. »
L’ancien président congolais Joseph Kabila (2001-2019) a été condamné mardi 30 septembre par contumace à la peine de mort par la Haute Cour militaire de Kinshasa, pour « trahison » et « crimes de guerre ». Exilé depuis 2023, il est poursuivi pour ses liens présumés avec le mouvement rebelle AFC/M23, actif dans l’Est du pays.
Selon la DMP, cette condamnation vise avant tout à « écarter un adversaire politique capable de fédérer l’opposition » dans un climat de tensions persistantes à l’Est de la RDC.







