Dans une tribune publiée ce lundi, Julien Paluku, ancien gouverneur du Nord-Kivu et actuel ministre du Commerce extérieur, a vivement critiqué l’ancien président Joseph Kabila. Il l’accuse d’être l’architecte d’une stratégie de fragmentation du pays, qu’il qualifie de “soudanisation”, en référence à la partition du Soudan en 2011.
La réaction de Paluku intervient après l’interview accordée par Joseph Kabila à La Libre Belgique, parue le 23 mars. Une date hautement symbolique : elle coïncide avec la résurgence du mouvement rebelle M23, qui avait déjà marqué l’histoire du pays en 2009. Pour Paluku, cette simultanéité n’est pas anodine et révèle la continuité d’un projet de déstabilisation dans l’Est de la RDC.
Dans son texte, le ministre structure son analyse autour de trois axes :
- La rupture : la fin du “système ancien” et la chute du masque de Joseph Kabila.
- La souveraineté : l’appel à l’unité nationale derrière le président Félix Tshisekedi pour contrer toute tentative de partition.
- La vigilance : une exhortation aux populations du Nord et du Sud-Kivu à démasquer les infiltrations et à protéger la Nation.
Julien Paluku affirme que Joseph Kabila, installé à Goma et entouré d’anciens hommes du colonel Makenga, demeure un acteur central de l’infiltration orchestrée par Kigali. Selon lui, les propos de l’ancien président confirment son rôle dans la déstabilisation interne et révèlent sa “vraie nature”.
Le ministre conclut en appelant les Congolais à rester soudés derrière Félix Tshisekedi, présenté comme le garant de l’unité nationale et du démantèlement du système hérité du passé. “Le Congo d’abord”, insiste-t-il, invitant les citoyens à refuser que le Kivu serve de “laboratoire d’expérimentation” pour des projets de partition.
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