À la suite de la diffusion d’informations faisant état de ma prétendue fuite à l’étranger après la suspension de mes fonctions, je tiens à apporter un démenti formel et à rétablir la vérité des faits.
Je confirme être actuellement à l’étranger, non pas pour me soustraire à mes responsabilités que j’ai toujours assumées dans une attitude de recevabilité et avec professionnalisme, mais exclusivement pour des raisons de santé. Toute allégation laissant entendre une fuite ou une volonté d’échapper à mes obligations est donc infondée et relève d’une interprétation malveillante.
Par ailleurs, ma suspension est intervenue dans un contexte de graves violations de la loi et de mes droits élémentaires garantis par la Constitution, sans que le principe élémentaire du contradictoire ne me soit garanti. Aucune possibilité préalable ne m’a été offerte pour présenter mes explications ou faire valoir mes observations, conformément aux règles de bonne administration et de respect des droits de la défense.
À cet effet, j’ai, par l’entremise de mon conseil, répondu point par point aux griefs non fondés mis en scelle dans la décision prise par mon ministre de tutelle. À ce jour, je demeure toujours dans l’attente des réponses aux préoccupations légitimes soulevées dans cette démarche, notamment :
* Sur quel rapport cette decision a été prise pour mettre en cause ma responsabilité ?
* Qui lui a transmis ce rapport, et dans quelles conditions ?
* Le cabinet ne dispose-t-il pas de services juridiques et administratifs chargés de veiller au respect de la procédure contradictoire ?
* Pourquoi un tel empressement dans le traitement de ce dossier et cette avalanche de boue orchestrée dans les réseaux sociaux qui jette mon honneur aux chiens ?
Je réaffirme ma disponibilité totale à collaborer avec les autorités compétentes dans un cadre légal, transparent et respectueux des procédures établies.
Fait pour servir et valoir ce que de droit.
Alain Lungungu Kisoso







