La suspension d’Alain Lungungu Kisoso, coordonnateur de la Cellule d’Exécution des Financements en faveur des États Fragiles (CFEF) en RDC, continue de susciter une vive controverse juridique. Alors que ses avocats dénoncent une décision entachée d’irrégularités, le ministre d’État à la Justice et garde des Sceaux a décidé d’ordonner l’ouverture d’enquêtes.
Ouverture des enquêtes judiciaires
Saisi de cette affaire, le ministre d’État à la Justice, Me Guillaume Ngefa Atondoko, a instruit le Procureur près la Cour de cassation de diligenter des enquêtes afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette suspension.
Selon les informations disponibles, cette décision vise à clarifier les zones d’ombre entourant la procédure, jugée par certains observateurs entachée d’irrégularités nécessitant des vérifications approfondies.
Contexte de la suspension
Pour rappel, le ministre des Finances a suspendu Alain Lungungu Kisoso par l’arrêté n°030/CAB/MIN/FINANCES/2026 du 13 avril 2026.
Cette mesure fait suite à des accusations de mauvaise gestion et de contre-performance dans l’exécution du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T).
Une décision contestée par la défense
Les avocats d’Alain Lungungu dénoncent une violation des principes fondamentaux du droit administratif.
Ils reprochent notamment :
- l’absence de procédure contradictoire
- le défaut d’information préalable
- l’impossibilité pour leur client de se défendre
Ils estiment que la décision repose sur des accusations non étayées.
Des accusations déjà examinées par la justice
Sur le fond, la défense rejette les allégations de sabotage du programme ainsi que celles liées à d’éventuels conflits d’intérêts.
Selon le conseil de l’intéressé, les faits reprochés auraient déjà été examinés par la justice et classés sans suite en décembre 2025, faute de preuves suffisantes.
Un recours a été introduit afin d’obtenir l’annulation de l’arrêté de suspension et la réhabilitation immédiate du coordonnateur.
Une affaire sous haute attention
Avec l’intervention du ministre de la Justice, cette affaire prend désormais une tournure judiciaire.
Les résultats des enquêtes pourraient être déterminants pour :
- établir les responsabilités
- vérifier la régularité de la procédure
- et trancher sur le maintien ou non de la suspension
Dans un contexte de forte sensibilité autour de la gestion des fonds publics, notamment ceux liés au PDL-145T, l’évolution de ce dossier est suivie de près par l’opinion publique.
✍️ La Rédaction






