Le président de l’Assemblée nationale de la RDC, Aimé Boji Sangara, prend part à la 152ᵉ Assemblée de l’Union interparlementaire, ouverte ce vendredi 17 avril 2026 à Istanbul, en Turquie, sous le thème : « Cultiver l’espoir, consolider la paix et assurer la justice pour les générations futures ».
Comme attendu lors de son intervention, Aimé Boji a centré son discours sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
La position de la RDC demeure constante et sans équivoque. La recherche d’une paix durable passe notamment par le respect strict de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, l’ouverture au dialogue dans le respect constitutionnel, l’observation du droit international ainsi que des cadres régionaux dans la recherche de solutions durables, la lutte contre l’impunité et contre les réseaux criminels transnationaux, véritables facteurs d’insécurité régionale », a-t-il déclaré.
Selon lui, le président Félix Tshisekedi n’a cessé de rechercher des solutions durables à la crise dans l’Est du pays, consécutive à l’agression du Rwanda et de ses supplétifs de l’AFC/M23. Il a dénoncé des violations répétées de l’intégrité territoriale de la RDC, du droit international ainsi que des instruments régionaux et internationaux relatifs à la protection des droits humains.
Aimé Boji a également fustigé « un pillage systématique des ressources minières » accompagné de crimes graves contre la paix et la sécurité de l’humanité.
Il a enfin rappelé que ce conflit récurrent a causé la mort de plus de 10 millions de personnes, provoqué plus de 6,7 millions de déplacés internes et des centaines de milliers de réfugiés dans la région. Les Nations Unies estiment par ailleurs qu’une femme y est violée toutes les quatre minutes.







