La course au perchoir de l’Assemblée nationale prend une tournure stratégique avec le retrait annoncé de Christophe Mboso et de Baudouin Mayo. Bien que leurs ambitions soient reconnues et légitimes, leur candidature se heurte à des considérations géopolitiques, en raison de leur appartenance à la même zone linguistique que celle de la Première ministre Judith Suminwa.
Face à cette réalité, l’Union Sacrée privilégie l’option Aimé Boji Sangara, dont la candidature apparaît comme une solution équilibrée pour représenter au mieux les intérêts politiques de l’ensemble du pays. Ce choix vise à éviter toute concentration de pouvoir dans une seule région et à favoriser une représentativité nationale plus harmonieuse.
Par ailleurs, la désignation de Boji à la tête de l’Assemblée nationale intervient dans un contexte délicat, marqué par une crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays. Les décideurs considèrent qu’un leadership réfléchi et consensuel est essentiel pour assurer la stabilité institutionnelle et politique durant cette période sensible.
En conséquence, la candidature de Boji est perçue comme une option responsable et stratégique, permettant à l’Union Sacrée de maintenir l’équilibre entre ambitions individuelles et impératifs nationaux. Pour Mboso et Mayo, cette décision n’est pas un désaveu, mais un choix aligné sur la cohésion et la stabilité politique du pays.







