L’avenir du perchoir de l’Assemblée nationale s’annonce déjà tendu après la démission de Vital Kamerhe. Dans ce contexte, l’Alliance des Forces pour le Développement et le Progrès du Congo (AFDPC/Grand Katanga), alliée fidèle de l’AFDC-A, a publiquement exprimé son mécontentement face au communiqué des sages de la majorité parlementaire du 26 septembre, qui semblait anticiper la désignation d’un successeur. Pour le parti, tout contournement du processus électif constitue une menace à la légitimité de l’institution.
L’AFDPC rappelle que la vacance au bureau ne peut être comblée que par un vote en plénière. « Aucun mécanisme d’élévation automatique d’un ancien candidat n’existe dans notre droit parlementaire », insiste le vice-président national du parti, Soriano Chapwe Patrick. Selon lui, ignorer cette règle fragiliserait non seulement la crédibilité de l’Assemblée, mais enverrait également un mauvais signal sur le respect de la démocratie interne au sein de la majorité.
Au-delà du formalisme, le parti met en avant l’équilibre des forces politiques. L’AFDC-A, qu’il considère comme la deuxième force de l’Union sacrée, devrait voir sa représentativité respectée dans le choix du futur président du bureau. L’AFDPC plaide donc pour que la répartition des postes reflète la réalité politique, afin de préserver la cohésion au sein de la coalition et éviter toute frustration qui pourrait déstabiliser l’Assemblée.
Enfin, le parti insiste sur l’importance de la dimension géopolitique dans cette élection. Selon lui, le perchoir doit rester attribué à un élu issu de l’Est du pays, pour garantir un équilibre régional au sein des institutions nationales. L’AFDPC recommande la convocation rapide d’une plénière élective, dans un délai de 48 heures, afin que l’Union sacrée montre sa capacité à allier légalité, représentativité politique et équité géographique.







